2003 : Safari au pays de Timon & Pumba

///2003 : Safari au pays de Timon & Pumba

Quand j’étais petite, plus qu’actuellement, quand j’avais 14 ans, mon père, ma sœur, mon frère et moi, sommes partis en Safari au Kenya et en Tanzanie : 4 semaines. Cela fait longtemps et je n’ai jamais écrit quoique ce soit dessus alors même que c’était un incroyable voyage, mon premier ; et le premier d’une liste qui j’espère sera longue.

Quand mon père m’a parlé de ce voyage, soudoyer même, c’est le mot : en me parlant des animaux et des paysages, moi qui adore ces deux choses (sauf les insectes, d’accord je ne suis pas fan des insectes, et ce voyage m’a donné raison).  Mon état avant le voyage ? Excité et comptant les jours ! Mon état en arrivant là-bas? « Mais qu’est-ce que je fais la !!? ».

Jumbo & Hakunamatata


Mais commençons par le début.

Nous avons pris un vol Paris – Nairobi. C’était aussi la première fois que je prenais l’avion, c’était en 2003. A l’aller nous avons fait une escale par Bruxelles et au retour à Kigali – capitale du Rwanda. Le vol nous a pris à peu près 8h si je me souviens bien, puis nous avons atterri à Nairobi – capitale du Kenya. Il faisait nuit quand nous sommes arrivés, nous avons pris un taxi.

Je monte dans la voiture, essai d’attraper la ceinture pour m’attacher, le chauffeur me dit qu’il n’y en a plus, ils s’en servent comment sangle … bon, ok. Nous sommes tous en voitures, le chauffeur essai de conduire bien, à la manière des Européens, pour pas trop nous choquer je pense, nous les enfants. Ils marquent l’arrêt aux feux rouges etc … il fait nuit, les rues sont désertes excepté quelques individus qui erre un peu sur les trottoirs. Le feu est toujours rouge, le chauffeur redémarre pourtant et nous dit : « s’arrêter aux rouges est dangereux … donc je ne m’arrêterais plus, il fait nuit ». Bon, ok … je regarde mon père d’un air « pourquoi suis-je la ? ».

Il nous dépose à notre hôtel. Il n’y a que là-bas pour le moment que j’ai vu des hôtels pareils. Je veux dire, avec une grille + une porte blindée + un portique de sécurité + un vigile. Bon … Je veux pas dire mais quand on a 14 ans, c’est super comme image. L’hôtel est … spartiate, demain on (comprenez mon père) trouvera le tour opérator pour le Safari, et au passage on visitera la ville.

Réveil le lendemain, douche rapide (et quand je dis rapide, c’est rapide hein). On déjeune et sors. C’est … euh, je n’ai pas des souvenirs de fou de Nairobi, je me rappelle du marché, des cabines téléphoniques jaune alignés, des ruelles sales avec les ordures, et des mini bus de 8 personnes qui en transporte 20. Les Matatu comme ils appellent ça localement ! Franchement, Nairobi il n’y a rien à voir. Rien de spé.

Finalement dans la journée, mon père à trouver le tour et fait les formalités, on part pour 4 semaines de Safari, au programme : Kenya – le Masaï Mara, le Samburu, Le Marsabit, le Turkana (ne me demandez pas pour l’ordre, je ne sais plus). Après ça nous sommes passer côté Tanzanie – Le Serengeti, Le Ngorongoro, le lac Manyara, Arusha. Nous sommes revenu coté Kenyan, pour visité le parc Ambosseli (vue sur le Kilimanjaro ) qui est limitrophe à la Tanzanie. De Dar Es Salam nous avons pris un avion (un avion ! ahahaha ! Une bicoque oui !) pour Zanzibar. Puis ensuite nous sommes retournés de Zanzibar à Dar Es Salam,  de Sar Es Salam  par bus, nous somme passé par Mombasa et Malindi puis arriver à Nairobi pour reprendre notre vol retour vers la France.

Comme le voyage date un peu, je ne serais plus capable de vous fournir touuuuuus les détails de routes. Je vais donc m’en tenir à ce qu’on a visité et au petit détails du voyage qui m’ont visiblement assez frappé pour que je m’en souvienne plus de 10 ans après. Ceci étant, j’ai une assez bonne mémoire je pense.

Je crois me souvenir que le Masaï Mara est la première réserve que nous avons visitée. Nous étions avec 2 Norvégiennes dans le mini bus, vous savez, les petits bus blancs où tout est fermé et où le toit se soulève, pour voir et prendre des photos. Au Masaï Mara j’ai vu mes premiers lions, lionnes, girafes, éléphants, guépards, antilopes, gazelles, hippopotames, zèbres, baobab, zazu (bon d’accord en vrai ce n’est pas le nom de l’oiseau mais je m’en rappelle plus), cacatoès, singes (pareil, ne me demander pas le nom précis), rhinocéros, buffles, hyènes, vautours, aigles serpentères, etc. Tout ça dans des paysages de savane.

Honnêtement, je ne mesure que maintenant la chance incroyable que j’ai eue. Qui dit Afrique dit souvent ethnies. Au Masaï Mara, assez logiquement ce sont les Masaïs. Mon père est passionné de petit ports, de phares, de chalutiers … et d’ethnies. Je ne sais pas d’où ça lui viens. Par un heureux hasard, alors que l’on se baladait je ne sais plus vraiment où, nous avons croisé un guerrier masaï. Il faut savoir avant, que normalement, je suis blonde, et à l’époque j’avais les cheveux très long, qui m’arrivait en bas du dos. Oh ! Et j’ai les yeux bleus. Autrement dit, je faisais tache ou trésor (dans le sens que c’est rare) dans le décor. Le guerrier demande à mon père combien je vaut … pour son fils. Mon père je crois s’est payé une bonne tranche de rigolade. Le Masaï propose de me faire visité le village, non mais genre, mon père n’est pas inclus quoi. Mon père a dit, forcément, que c’était hors de question, qu’il allait partout où j’allais. Normalement les « touristes » ne sont pas autorisé à pénétrer dans un village Masaï, mais apparemment, c’était la première fois qu’il voyait ma couleur de cheveux et ma sœur, brune avec des cheveux très long, c’était aussi quelque chose. Mon père demande si lui et ses enfants peuvent venir visiter leur village. Le guerrier hésite, et fini par accepter, parce que la petite à « crinière de lion ». Oui oui, il parlait de moi …

On entre donc dans le village et … un autre monde. Les palissade sont faites de bois et de terres séchés, les huttes de bois, de paille et de terre cuites. Le bétail est au milieu du village, ainsi que les hommes, les femmes et les enfants, qui nous observe, nous détaillant autant que nous le faisons. On pourrait appeler ça le choc des cultures en un sens.

Les enfants s’approchent de nous, nous observe droit dans les yeux, surement surpris par la couleur bleue des miens, et à ma sœur et à moi, nous tirent les cheveux, pour vérifier que ce sont des vrai ~ Le regard noire que je leur ai lancé à force à suffit à ce qu’on arrête de me tirer les poils de tête. Mon frère s’est fait entendre dire par un guerrier masaï qu’il était chanceux. Surpris, il demande pourquoi. Le guerrier lui a répondu qu’il avait 2 sœurs, donc pouvait avoir 2 femmes … Le chef du village avait 8 sœurs lui, donc il avait 8 femmes ~

Le chef du village nous a invités dans sa hutte et a parlé avec mon père, en anglais, je n’étais pas apte à parler autant en anglais voir à comprendre, je me suis contenté d’écouté, mon père me réexpliquera plus tard. Après une grande explication de leurs vies, leurs us et coutumes, ça parle un peu de tout avec mon frère et mon père. Ma sœur et moi ne maîtrisons pas assez l’anglais pour avoir de vrai discussion. Nous ressortons de la hutte et le chef content de rencontrer des voyageurs et d’avoir pu discuter ainsi propose de nous faire une démo d’une danse de village. Les femmes d’abord, puis les hommes.

La visite du Masaï Mara fini, nous sommes partis pour le Samburu, une autre réserve mais aussi une autre ethnie. Au Masaï Mara c’est une alternance de marécages où l’on trouve les buffles et les hippo et de terrains herbeux où paitre zèbres, antilopes etc et où chassent les prédateurs évidement, Bref la Savane tel qu’on se l’imagine sans y avoir été. Au Samburu, la terre est rouge, des terrains herbeux mêlés à quelques arbres, acacia, boabab, etc y font l’horizon. Nous y avons croisé éléphants, girafes, guépards, léopards, vautours, Hyènes, etc. Nous faisions du camping. Réveil aux aurores pour aller voir la chasse des lions et autres prédateurs. Le reste de la journée nous les trouvons dans les hautes herbes à roupiller, en ce qui concerne ces feignasses de lions. Nous avons assisté à la course d’un guépard contre un zèbre (et à son sanglant festin). Aux vautours se battant pour une carcasse d’antilope etc. En plus du côté animalier, nous avons rencontré les Samburu.

Nous avons continué vers le Marsabit ; où nous avons passé une nuit affreuse, des hyènes et prédateurs on rodés près de la tente, ma soeur et moi étions décalqués le lendemain. Mon père et mon frère ? Oh ben, ils ont rien entendu et ont ronflé toute la nuit. Puis vers le Turkana, connu pour son lac et son ethnie. Sommes ensuite monté vers la frontière Somalienne malgré quelques galères, dont une panne de voiture … dans le désert ! Heureusement et merci le papa prévoyant, nous avions une carte IGN, et suffisamment d’eau, que nous avons partagés avec le chauffeur et le cuisinier qui n’avais pas anticipé les éventuelles galères. Dans le désert limitrophe Kenya Somalie, nous avons croisé des éleveurs de chameaux, et je me rappellerais toujours je pense … Nous somme arrivés dans un bled, il n’y avait rien, mais rien, SAUF : quelques petites huttes, une télé qui diffusait du foot, un distributeur de coca et … une piscine chloré ! Ni une ni deux, nous avons piqués une tête dedans après avoir posé nos affaires.

Je me rappelle vaguement quelques détails, et précisément d’autres. Je me rappelle qu’un chamelier a demandé à mon père combien de chameaux il demandait pour nous acheter ma sœur et moi, ce à quoi mon frère avait répondu en s’esclaffant que nous ne valions même pas un chameau malade … oui oui, il est adorable mon frère ! Je me rappelle des heures à attendre dans le désert qu’un camion passe pour nous indiquer la route (oui, on avait trouvé le moyen de se perdre), je me rappelle de la douche le lendemain matin dans le désert, les tuyaux d’eau chauffé par le soleil et l’eau brûlante et SURTOUT, je me rappelle m’être lavé les cheveux à la mousse à raser …

Alors oui, pour la petite anecdote, nous sommes partis à 4 et 2 sacs à dos de voyage. Mon père et moi, ma sœur et mon frère. Niveau répartition. Nous étions très restreins sur nos affaires, et avant de partir, mon frère et mon père avait décidé contre notre avis, à ma sœur et moi, de ne pas prendre de bouteille de shampoing, ça sert à rien disaient t’ils, on peut bien se laver les cheveux au savon. Oui, sauf quand on les as très très long comme nous les avions. Après plus de 2 semaines dans le sables et la poussière, ma sœur et moi avions bien essayer de les laver, ils devenait de la paille … était sec et plus vraiment coiffable, bref on en pouvait plus toute les 2. Donc, on a râlé auprès de “papa” et il a suggéré d’utiliser sa mousse a raser, qui après tout contiens du savon. Vous noterez quand même que les mecs ont pris leur mousse à raser et nous le shampoing hein … bref. On s’est donc lavé les cheveux à la mousse et … ça a fonctionné, ça a nettoyé super bien même, mais la texture de nos cheveux était trop bizarre après. Ils étaient … soyeux … très lisse et très doux, et ils nous glissaient entre les doigts. Alors, deux solutions, soit je n’étais plus habitué à les avoir doux et propre, soit la mousse à raser contient un ingrédient spécial. Mystère.

Après cela avons dit au revoir au deux Kenyans qui nous ont accompagné sur la première partie de notre safari au Kenya et somme parties vers la Tanzanie. Nous avons commencé par le Serengeti. Le parc était très vaste, comme d’habitude (si je puis dire) nous avons vu des animaux, un léopard, etc. Mais ce dont je me rappelle le plus, c’est des mouches tsé-tsé. Pourquoi ? Parce que c’était la guerre dans la voiture pour ne pas se faire piquer ! On tapait partout pour les éclater (oui oui, c’est le mot), tsss, y en avait partout. Je me rappelle avoir chanté la pub de Maïs Bonduelle le soir dans la savane, avec ma sœur lorsque nous allions au petit coin, un peu à part, à la nuit tombé dans la savane. Elle était totalement flippé et on se tenait la main (ceci dit je faisais la brave pour la rassurer mais j’étais pas top moumoutte non plus).  Puis nous avons visité le Ngorogoro ; où en allant au petit coin j’ai croisé mon père qui revenait en courant en me faisant des signes pour faire demi-tour. La raison ? il s’est retrouvé face à un éléphant en allant s’isolé pour … ben vous savez, les WC quoi. Nous avons rapidement re-traversés la frontière et avons fait le parc Ambosseli, assez connu pour sa vue sur le Kilimanjaro, malheureusement le ciel était nuageux et nous n’avons pas eu la vue rêver, ceci étant, c’était pas si mal quand même !

Après cela nous avons fait un crochet par le lac Manyara, puis par Arusha, et sommes allés direction Dar Es Salam dans l’idée de nous reposer un peu à Zanzibar. Nous avons pris un petit coucou, on s’est demandé si on arriverait en vie … Et nous voila à Zanzibar. La claque. C’est juste oufff, c’est une des parties du voyage que j’ai préféré et pourtant, le reste envoyait déjà pas mal ~ Mais après près de 3 semaines de froid (oui il fait froid en altitude) et de poussière, un peu de soleil et de sable blanc nous a fait du bien . On a … mangés des calamar grillé sur le port, bu du lait de noix de coco (enfin, pas moi, moi j’aime pas ça). Visités les fermes d’algues, les plages de pêcheurs, le tissage de corde à partir des noix de coco, c’était juste S-U-P-E-R ! J’ai encore en tête les couchés de soleil avec la silhouette des bateaux de pêche rentrant au port, se dessinant sur l’horizon. Ou alors, la plage de Paje … la carte postale. Le sable blanc, tellement blanc qu’il aveugle avec le soleil, l’eau transparente, turquoise. Tellement chaude que tu ne sens pas la différence de température lorsque tu marche dedans. Les coquillages disséminées sur le sable au gré des vents et de la mer. Les palmiers, les oiseaux, l’air chaud. Ouai … je dois bien vous avouez que … je rêve de retourner à Zanzibar et qu’un jour je le ferais.

Après ce petit break nous sommes retournés sur le continent, somme passés par Mombasa, Malindi, et rentrés à Nairobi pour reprendre notre avion direction la France. Mon premier voyage routard, et … et bien, le premier d’une longue liste semble t’il 🙂

Tchou.

By |2018-05-17T19:39:47+00:00May 17th, 2018|Categories: Carnets de routes|Tags: , , , , , , |

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Lectrice | Photographe | Globe trotteuse | Trucs de fille | Fan invertébrée des animaux | Monteuse vidéo | & Comparse châtain d’une Comparse blonde <3

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