2017 : Saharian trek – Desert discovery [Log1]

///2017 : Saharian trek – Desert discovery [Log1]

Les confins du sud Marocain


La piste de l’Oued Drâa

Est-ce que le Sahara était mon rêve ? Peut-être, le Maroc pas vraiment. Toutefois, je voulais en voir un désert.
Est-ce que j’en suis tombé amoureuse ? Définitivement <3

Tout a commencé en Janvier quand j’ai commencé à regarder pour mes vacances, j’hésitais entre la Sibérie et Oman, pays de la péninsule Arabique. Je sais, pas vraiment les mêmes climats. Au final, j’ai opté pour le chaud, parce qu’au regard des vacances programmées sur l’année 2017, j’avais une majorité de plans situés dans le nord, et ça faisait vraiment trop de glace et neige pour une seule année. Donc : Oman.

J’ai réservé mon voyage pour Oman via Terre d’Aventures et 1 mois avant, ces derniers me contactent en me prévenant que le voyages n’a pas le nombre requis de personnes et qu’il est donc annulé. Bon … ok. Il me propose, dans la lignée de ce que je souhaitais faire : du désert, un équivalent un peu plus court, mais dans le désert du Sahara (Marocain), et pas d’Arabie du coup. Je valide, papiers tout ça, le temps passe et me voilà le jour du départ.

Mon avion est à 13h, je dois être à 11h à Orly. Honnêtement, je ne me suis pas embêtée, j’ai commandé un VTC pour en bas de de chez moi à 9h45, ce qui me faisait arrivé tranquillement à l’aéroport. Je vous passe les détails de voyage jusqu’à l’arrivée. J’ai pris un avion Paris Ouarzazate avec Royal Air Maroc. Le vol est en retard, mais RAS sur le reste.

Après environ 3h de vol, nous arrivons. Je n’avais jamais mis un pied au Maroc, je dois dire que je m’attendais à un dépaysement plus fort. La seule chose que j’ai noté de “différent” c’est l’atmosphère et la météo. Le soleil est haut dans le ciel et celui-ci est bleu sans nuage. L’air est sec et chaud. Bref, on est loin du smog Parisien ~

A la sortie de l’aéroport je repère le guide de Terre d’Aventures, et commence à faire connaissance avec les personnes qui m’accompagneront. Une fois le groupe presque complet (des personnes arriveront plus tard dans la nuit, n’ayant pas décollé de Paris), transfert vers l’hôtel, briefing arrivé là-bas, nous avons quartier libre pour la soirée, et partirons le lendemain à 8h30.

Le groupe est au total composé de 16 personnes, il en manque 4, ceux actuellement présent propose de déguster un bon repas marocain sur la place principale de la Ville. Le repas se passe dans une atmosphère de découverte, nous retournons ensuite à l’hôtel faire nos sacs et dormir, demain : Le Sahara.

Il est 8h30, je suis propre et prête à partir. Les autres aussi. Les voitures arrivent, chargent, nous partons ! Nous traversons la province sud du Maroc, jusqu’à la dernière ville. Nous effectuerons une étape pour remplir les X jerricanes d’eau au puit et pour acheter de l’eau minérale individuellement, environ 10L pour 7 jours/personne.

De Ouarzazate à Zagora, nous continuons jusqu’à M’Hamid. Dernière ville du sud, les portes du désert.

Nous descendons de la voiture, l’atmosphère n’est plus du tout la même. Ici le sable sature l’air et s’envole à chaque bourrasque de vent. Il fait chaud, pas d’ombre et nulle trace d’eau. Le guide nous explique que nos bagages sont transférés au bivouac de ce soir, et que nous, maintenant, allons marcher jusqu’au Bivouac du soir, dans les dunes. Dans le désert.

Une petite tempête des sables se lève. Le guide nous apprend et nous aide à faire nos chèches. Nous marchons le long de la route jusqu’à la fin de celle-ci qui laisse sa place à une piste. Nous traversons une Oasis puis un petit village typique, le dernier village avant plus rien.

Nous continuons toujours, finissons de traverser l’Oasis puis, nous les apercevons, les dunes …

Il y a quelque chose d’irréelle et j’ai du mal à croire que je marche dans cette direction. Nous continuons d’avancer, et finalement, nous marchons DANS les dunes et la tempête des sables est toujours là. Localement ils l’appellent “le vent des sables”. Nous entrons toujours plus dans le désert et l’aperçevons, la caravane de dromadaire. Nous ralentissons l’allure un peu, admirons. Il n’y a pas vraiment de mot pour exprimer l’émotion qui vous prend : les chameliers et leur fière allure, réglé au pas majestueux des dromadaires. La lumière, le décor, tout y est, on dirait une scène de film …

La caravane ne nous attendra pas et va directement au bivouac du soir. Nous, prenons un autre chemin. Nous marcherons près de 23 km ce premier jour. Le plus long segment de marche de tout le séjour. Nous sommes un peu fatigué le soir en arrivant au bivouac et pourtant, nous galopons dans les dunes. Nous sommes appelés pour le thé Marocain accompagné de petit gâteaux.

Le tableau ? Nous sommes assis dans le sable du Sahara à manger des gâteaux trempés dans un thé à la menthe divin, le tout en admirant le soleil qui décline et dessine des ombres dans le sables … ok, j’ai buggué. Est-ce réel ? Ma fatigue me dit que oui.

Le guide nous brief, nous raconte des anecdotes, l’histoire, la géographie, ça rigole, ça parle, j’avoue ne pas toujours avoir écouté, occupé a siroter le thé en admirant la vue et en me demandant si je ne rêve pas.

La pseudo réalité me rattrape, il faut monter la tente. 2 personnes par tente. Le guide nous explique l’orientation et la localisation a donné à notre tente. Premier montage de tente un peu compliqué, le vent des sables souffle toujours. La tente s’envole, nous n’arrivons pas à la monter tranquillement, on s’entraide et on a fini par y arriver. On met nos affaires dedans et direction le repas. Le premier repas sous la tente commune, nous découvrons le talent de notre cuisinier dans une atmosphère de détente.

Nous sommes de nouveau briefés sur la journée de demain, l’itinéraire, les règles a appliqué dans le désert éventuellement. La nuit est tombée, quartier libre. La nuit est illuminée par la lune et les étoiles. Et quelle vue ! L’heure de se coucher, je rejoins ma tente qui ploie sous le vent, j’ai peur qu’elle ne tombe 😮

Je m’applique ma toilette du mieux que je peux. Mes cheveux sont nattés (le sable), je n’y touche pas. Extinction des feux. Le vent souffle fort, très fort, la tente plie, je ne dors pas, je n’y arrive pas. 7h heure française, il est 6h au Maroc. Je me lève, la tempête s’est calmé, je n’ai pas fermé les yeux de la nuit. Je suis fatigué et pourtant, là, debout sur la dune à regarder le soleil se levé. J’observe la nuit qui cède sa place au jour et je ne ressens plus la fatigue. Je suis émue et reste planté la, dans la fraîcheur du matin, à regarder le soleil et sa lumière se refléter sur le sable.

Le camp se lève, nous démontons les tentes, rangeons et faisons nos packs. Sonne l’heure du petit déjeuné : du pain, du thé, du café, du kiri, du miel et de la confiture. Le mélange Kiri + miel est un délice !

8h30, nous partons, nous retrouverons les chameliers et leurs dromadaires ce soir au prochain bivouac, ainsi que chaque soir. Cette fois nous évoluons dans les dunes, des petites, moyennes et grandes. Nous découvrons aussi les plateaux, plus monotone mais clairement moins fatiguant. Puis retour au dunes. Marcher dans le sable est un véritable effort, on s’enfonce, on est instable, on recule, mais être ici avec une météo parfaite, au Sahara, nous donne l’énergie.

La pause déjeuner arrive vers 13h, suivi d’une pause/sieste jusqu’à 15h environ, il fait beaucoup trop chaud pour marcher au soleil. Le sable des dunes est brûlant. La pause s’effectue à l’ombre d’un Tamaris, entouré d’autres dunes.

Le repas fini et la sieste entamé pour les autres, je grimpe la dune la plus proche. Je suis frappée par le silence. On n’entend rien. Si, le vent. Mais rien d’autre. Je reste assise sur la crête de la dune, à filtrer avec mes doigts le sable le plus fin que je n’ai jamais vu. La vue est composée de dunes à l’infini et d’un silence qui m’étais jusque-là inconnu.

Nous repartons, et marcherons alternativement dans les dunes et plateaux jusqu’au bivouac le soir. Le schéma de journée est le même chaque jour, mais chaque jour apporte une variété de paysages différent, une lumière et un nouvel aspect du désert.

Le groupe se découvre au fil des jours et soirée. Au fil des whisky berbère (thé à la menthe) et des Verveines frelatés (vu l’état de certains, elle ne pouvait qu’être frelaté). Ici, pas de télécommunications, pas de médias, pas de voitures et toutes ces choses attachés à la civilisation. Ici les jours défilent et semble à la fois court et une éternité, au rythme du soleil et des dunes.

Le dernier jour arrive, personnes ne veut partir, et pourtant. Ce matin, trois 4×4 arrivent et chargent nos affaires. Nous les retrouverons plus loin après 2h de marche environ. Nous sortirons du désert en mode Paris Dakhar dans les dunes, rejoindrons le soir même notre hôtel initial de Ouarzazate, puis le lendemain avion pour retour vers la France, après un trek de 78 km dans le désert en suivant l’oued du Drâa.

Ce voyage a comme une dimension irréelle.
J’ai été émue devant le lever ou le coucher de soleil. Devant le ciel étoilé, devant l’immensité de dunes et de sables. Quelle joie sentir le sable fin sous ses pieds et de courir en dévalant les dunes. De se tenir sur la crête et se sentir libre ?

De retour à la civilisation, je scrute les photos de mon appareil en ne réalisant pas que je l’ai fait, que j’y ai été … et j’ai finalement pleuré lors du décollage. Ce voyage a été magique, j’y ai fait de belle rencontre. Le Sahara, juste ce mot, ce nom me fait rêver. Je sais maintenant ce qu’est le désert, et je sais aussi que j’y retournerais, peu importe l’état final de mes cheveux et peu importe la quantité de sable que j’ai pu y ramasser.

Fouler les dunes de cette immensité m’a changé, j’y ai laisser quelque chose. Le retour à la réalité est dur (trop), je ne sais s’il l’est tout autant pour les autres membres du groupe. J’ai l’impression via les mails échangés que oui. Le désert est un territoire hors du temps et hors de notre monde. Je suis partie 8 jours, j’ai l’impression d’être partie 3 semaines. Je reviens avec des étoiles et du sable plein les yeux et je n’ai qu’une hâte, c’est de repartir. D’ici-là, retour à ma routine.

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By | 2017-07-13T15:35:47+00:00 March 30th, 2017|Categories: Carnets de routes|Tags: , , , , , |

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Pauline, informaticienne, photographe, globe trotteuse, lectrice, comparse châtain de Comparse blonde, monteuse vidéos quand j'ai la motivation. Ce blog qui est le mien, recense tous mes voyages et toutes mes photos, ainsi que les vidéo que j'ai pu faire, ou encore d'autres sujets que je souhaitais aborder ici et partager avec vous. En vous souhaitant la bienvenue et a bientôt. Cordialement.

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